Coeur de rouille de Justine Niogret

Publié le par Péléane Léana

Coeurs-de-rouilleGenre : Science-Fiction

 

Lectorat : Adulte

 

Citation :

 

« Saxe voulu dire que la baleine était magnifique, malgré sa mort, malgré la moitié de son corps tourné en squelette. Il se retint, parce que exprimer cela lui semblait très étrange, et déplacé. »

 

Résumé (fait par moi, le résumé de l’éditeur en disant vraiment trop) :

 

« Plongez dans un monde de désespoir où rien n’est beau, où tout est artificiel et où les humains ont besoin des agolems pour les taches ménagères. Saxe n’en peut plus et décide de s’enfuir. Il a entendu parler de la cité qui conduirait au vrai dehors. Accompagné de Dresde, une des golems oubliée de l’ancien temps, ils s’enfuient... en essayant d’échapper à Pue-La-Viande, ce golem si... si... froid. »

 

Ma chronique :

 

J’ai choisi ce livre en service de presse car la couverture est vraiment magnifique et j’avais vraiment envie de découvrir cette histoire si intense et étonnante. Alors merci mille fois aux éditions du pré aux clercs pour ce beau partenariat.

 

Je tiens à féliciter l’auteur qui a su faire un chef-d’œuvre avec sa plume ! Ce triste et beau roman de 273 pages ne comporte en tout et pour tout seulement une semaine de récit ! Et le style y est pour beaucoup. Vous lisez, encore et encore, sans plus apercevoir le jour et la nuit, en confondant soleil et lune et vous avez l’impression qu’un seul jour vient de se passer, ou peut-être un jour et une nuit, ou encore trois ? Jusqu’à ce qu’un personnage vous remette dans le bain et vous dises « - Tu m’as rencontrée, quoi, hier, avant hier ? ». Et là, vous comprenez que l’auteur vous fait vivre l’histoire autant que les personnages, car il ne s’est passé que 116 pages d’actions, et que tout le monde ne sait plus rien. Mais comment l’auteur a-t-elle pu ? Ben elle a une plume qui vous fait autant désespérer que les êtres du livre. Elle joue très bien du vocabulaire lent, accablant, tortueux. Et pourtant ce ne sont pas des mots compliqués qu’elle utilise, mais dans une même phrase, ils prennent magnifiquement et tristement leur sens. D’un côté, c’est bizarre, l’histoire se déroulent en une seule semaine, donc vous avez un dynamique très lente, mais un rythme hyper intense – intense pour le cœur aussi. La narration à la troisième personne rajoute de l’effet vu qu’on suit les deux personnages principaux, mais qu’on est pas vraiment dans leur tête. Ça vous fait vivre beaucoup plus les sentiments ressentis car tout le monde perçois les même. Et les dialogues, qui sont très souvent des souvenirs, renforcent constamment le sentiment de malaise que vous ressentirez pendant votre lecture.

 

Donc l’histoire se déroule en seulement une semaine – et encore, je ne suis pas sûre que ce soit si long –, mais qu’est-ce que c’est bien préparé, surprenant, vivant, précis. Très précis ! Et pourtant vous n’êtes pas submergés pas les descriptions vu qu’elles passent toutes seules, au milieu de tous les sentiments que vous vivez. L’angoisse est la pire des sensations que vous aurez, mélangée à de la haine, de la peur, de la folie. Vous serez désespéré, accablé, abattu et complètement perdu. Mais c’est tellement beau ! Dans les dernières pages de l’histoire, je me disais « de toute façon, même s’ils n’y arrivent pas, je ne leur en voudrais pas. Mais pourtant, ils ont vécus tant de choses ! D’une manière ou d’une autre, je ne serais pas déçue. ». Non, je ne l’ai pas étais, pas une seule fois durant ma lecture l’auteur ne m’a déçue ! J’ai intensément vécu ce livre...

Seuls trois personnages évoluent dans l’histoire, et ils suffisent à rendre le récit vraiment complet. Je ne vous en dirais pas beaucoup sur eux car je vous gâcherais tout le plaisir de cette lecture. Donc moins vous en saurez et mieux ce sera. Saxe – l’humain – est désespéré, il ne veut plus de son ancienne vie, et les choses qui se passent dans la nouvelle l’accable encore plus. Il est fragile à l’intérieur, paraît jeune, mais est grand et fort à l’extérieur. Si forte et si fragile, Dresde – la golem – est le personnage qui attend son maître, mais elle attend désespérément. Elle veut aider Saxe, et elle-même ? Elle est une énigme à elle seule. Pue-la-viande est tout simplement horrible et tout aussi désespéré que les autres personnages. Mais rajoutez un côté répugnant, reboutant et horripilant à l’image que vous vous faites de lui.

Je vais finir par l’univers de l’histoire. Ben... heu... disons que... Je sais pas. Non, je ne sais pas les dimensions des cités vu qu’on descend d’étage en étage, qu’on reste concentré sur une échelle précise, et qu’on ne visite pas du tout le reste. Mais sinon, c’est froid, repoussant, dérangeant et sombre. Et très certainement immense. (Je vous conseille de ne pas lire le résumé de l’éditeur, sinon, vous n’aurez plus la surprise de l’énigme de où est la cité.)

 

 

Vous l’aurez compris, il ne faut pas être sensible pour lire ce roman. Il ne faut pas être non plus trop jeune ou trop inconscient. Soyez sûr que ce soit le bon moment pour vous lancer dans cette lecture.

Ce roman est vraiment désespérant et s’en est magnifique, au point que vous aussi finissez par désespérer !

 

Des qualificatifs ? Désespoir, amour.

Publié dans Science Fiction

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elodie macquart 17/12/2013 20:07

ah non toujours malheureusement pfff méchante PAL

Péléane Léana 18/12/2013 16:28



J'espère que tu aimeras. Avec ce livre, c'est quitte ou double ^^.



elodie macquart 08/11/2013 21:54

merci beaucoup pour ton avis , j'ai craqué je me le suis acheté ^^ hâte de pouvoir me plongé dedans.

Péléane Léana 17/12/2013 18:56



Alors, tu as pu te plonger dedans ou pas encore ?