Les Gagnants du concours Triana

Souvenez-vous :  Grand concours UN an ! Triana de Jérôme Giovannoni

J'ai reçu pour ce concours un dessin et un écrit, je vous les mets ici afin que tout le monde puisse le voir et le lire ^^.


Voici le dessin de Dawn the Wall Greennoze : 

Ile-de-la-Reunion--Dawn-TheWall-Greennooze-001.jpg

Je le trouve magnifique !

 

Voici l'écrit de Gossiip Damiien : 

Juste un souffle

Bien que profondément inquiète, on devait surtout lire sur mes lèvres une frustration sans bornes.

Des échos raisonnaient dans ma tête, sur ce trajet qui semblait aussi long qu'une éternité. Je sentais la chaleur et les gouttes de sueur ruisseler sur mon visage. Il faisait chaud, et la destination n'y arrangerait rien.

 

- Ne t'en fait pas Sarah, on y est presque, me dit Saphir, on va y arriver...

- Une erreur est si vite arrivée, le coupais-je dans son élan, nous sommes les plus concernés !

C'était la phrase de trop, et des larmes commencèrent à couler le long de mes joues : la vie de tant de gens était mise à l'épreuve ! Pourquoi moi ? Pourquoi lui ? Pourquoi nous ?

 

Tout avait commencé lors de ma rencontre avec lui.

Jeune éphèbe aux cheveux couleur de feu, il avait toujours était plus doué que moi, et il m’avait tant apporté dans la vie. Ensemble, nous avions vécu tant de périples, de tumultes, d’aventures, de conquêtes, d’épreuves, de fardeaux, d’amour et de pertes. Je ne pourrais jamais oublier Saphir et je ne voulais pas le perdre.

Mais plus les jours passaient, et plus nos chances de survivre semblaient diminuer de plus en plus. La plupart des gens pensaient que nous avions un destin hors du commun, mais ce destin, était-ce juste la mort qui nous guettait ?

Je me souviens qu’au collège, nous rêvions tous d'avoir des sortes de « super pouvoir » ; j'ai toujours voulu voler et me sentir libre, mais à présent que ce rêve est devenu réalité, je le ressens plus comme un fardeau.

Ma vie en tant qu’Arthos, c’est ainsi qu’on appelle les possesseurs de pouvoir comme le mien, m'a guérit d'un mal, pour par la suite me doter d'un handicap. Voler n’avait jamais eu un goût aussi amer.

Mes sorts pouvaient briser les assaillants en un éclat et sauver mes proches, ou du moins, les éloigner de la mort pendant un moment.

Orphelin, j'avais toujours eu cette difficulté à me lier à mon entourage, et m'avouer mon amour pour Saphir n'avait pas été une mince affaire. Par peur de perdre ceux qu’on aime le plus, auquels on tient plus que sa propre vie, on finit par se perdre soi-même. Et j’ai finis par la perdre, mon âme.

 

Nous étions de l'autre côté de mon île, la Réunion, qui allait bientôt connaitre l'un de ses plus grands désastres. Mais un si petit carré de terre, perdu dans l’océan Indien, qui allait y porter attention ? Cirques, pitons, remparts, routes, plages, littoraux, canotes, aéroports : tout allait disparaitre. La voiture s'engagea dans les virages et les villes défilaient sous mes yeux : Bras Panon, Saint Benoit, Sainte Anne, Sainte Rose, Piton Sainte Rose. Nous étions près du but et pour éviter de se faire voir, le reste du trajet se ferait surement à pied ou plutôt à magie. La Fiat avait été laissé à l'abandon au bord de la route et nous ne la reverrons surement plus.

Nous traversions cette route, ne voyant que quelques visiteurs qui retournaient vers leurs voitures. Si ils savaient, si seulement on pouvait leur dire de fuir aussi loin qu’ils le peuvent, mais cela nous était impossible. En moi, je ne pouvais m’empêcher de qualifier le traité de tous les noms. J'en avais assez : je ne savais que déprimer pour le futur, et me ressasser le passer au lieu de l’affronter.

Depuis là où il était, Saphir pouvait à présent voir de la roche volcanique : le Volcan n’était plus très loin.

Il me prit doucement la main. Il serra fort, comme pour me donner du courage. Un paille-en-queue passa, était-ce bon signe ?

Il m'enlaça la taille et me rapprocha de lui, tout doucement il posa ses lèvres sur les mienne. Son contact me faisait toujours perdre tout contrôle de moi même, et je profitais de cet instant où il n'existait que Saphir et moi, avant que la dure réalité ne revienne sous la forme d'un bruit sourd. Le démon était en plein réveil, la cloche du jugement retentissait.

Nous courûmes sur les roches, virevoltant sur les obstacles rocailleux sous nos pieds, mais ce n'était qu'un début. Soudain, des lions fait de roche, et à la peau de métal surgirent.Ils avaient des silex acérés en guise de dents. Je m’arrêta net devant les bêtes, mais Saphir, sauta dans le ciel et lança une incantation : « Flash Metoria». Des boules de flammes tombèrent sur les ennemies qui à leur contact fondaient doucement. Les cheveux de braise de Saphir crépitaient sous les flammes de son sort, et il atterrit doucement sur le sol mais un des lions se précipita rapidement sur lui, avant même qu’il ne puisse s’en rendre compte. J'eus à peine le temps de lancer un sort: « Protexion » Un dôme de glace apparu le temps de protéger Saphir, avant se dissiper.

Mais il restait une dizaine de monstres, et nous devions économiser un maximum de pouvoir, c’est pour cela qu’on était contraint de ne lancer que des sorts de faible impact.

« Electro Impacto » : lançai-je. Des éclairs frappèrent toute une rangée et en élimina trois, mais le reste disparut après avoir reçut un dernier sort de Saphir. L' Expulsion Derivete dont il était si fièr, mais qui venait de puiser dans sa force magique, avait détruit les autres dans un torrent enflammé. Nous courûmes alors vers le piton.

- Ne perds pas courage, on se rapproche du but, me dit-il.

- Je vais essayer.

- Et surtout n'oublie pas ça !

- Ça quoi ?

- Je t'aime, me dit-il dans un souffle.

Le bruit sourd se rapprochait sous nos pieds, quand tout à coup, le diable était là devant nous et avait pris la forme d'un homme encapuchonné tout vêtu de noir, avec sur l'épaule un margouillat rouge.

Nous réussîmes à rester stable malgré l'impact que leur apparition avait causé sur la plateforme, qui laissait désormais apparaître un trou béant.

Notre adversaire se dressait devant nous, et ne laisser apparaître aucune once de peur et nous regardait d'un air vide.

Les marques sur nos mains droites se mirent à briller, signe que nos magies respectives s'activaient, et qu’il n'était plus l'heure de se retenir.

« Elias». Nos pouvoirs sortir de nos corps ; nous ne contrôlions plus de la magie, nous étions la magie. 
L'adversaire nous regarda et se mit à rire à gorge déployée.

Soudain le sol se mit à trembler de plus belle. Les secousses se faisaient de plus en plus fortes sous nos pieds et nous bondirent alors tout les deux vers le ciel. 


L'homme ne perdit pas de temps et nous poursuivit. Le lézard bondit de son épaule et prit la forme d'une épée que le démon prit et pointa vers moi. Il me frappa mais fut stoppé par un bouclier de braise avant de se faire toucher par des boules de flamme. Saphir avait visé dans le mile, mais ce monstre ne semblait pas prêt à perdre aussi rapidement.

Tout le monde étaient maintenant de retour sur le sol, et notre assaillant sa capuche.

À présent, se dresser devant nous un homme chauve, aux yeux aussi rouge que son épée.

Dans son rire, on pouvait deviner l'euphorie, la démence et la folie. « Axion Derivete Maxima» lança le chauve et le volcan se mit à gronder. De la lave sortit de son antre en abondance et des projectiles enflammés s'abattirent sur nous. Ils maniaient ses mains dans le vide et contrôlaient son sort à distance. « Maxima Aqua Impact » : prononçais-je alors et des trompes d'eaux empêchaient ses projectiles de nous atteindre.

Saphir courut vers le démon afin de se livrer à un combat au corps à corps, puis projeta son adversaire au ciel et ils continuèrent leur affrontement dans les cieux.

Parallèlement, je devais trouver un moyen de faire stopper la lave qui allait maintenant se déversait sur toute une partie de l’île. Je ne pouvais compter que sur moi à présent. Il ne me restait que peu de magie et un seul excès me pousserait vers la mort.

Je regrettais de n'être qu'une débutante, et si j'avais eu le niveau de Saphir, je n'aurai pas eu à mourir pour sauver ces gens. Une larme se nicha aux creux de mes yeux mais sauver ces vies était plus important que tout pour moi.

Je soufflais un coup, et je prononça mon dernier sort : « Crystal Luna Extinctio Reflexion ».

De la lumière bleue sortit alors de mon corps tout entier, et fit disparaitre la lave aux fur et à mesure.

Saphir atterrit au sol et cria mon nom de toute ses forces. Je compris qu'il avait gagné mais mes sens aussi disparaissaient. Je n'entendais plus rien, ma vision s’obscurcissait.

Il devait me dire de stopper mon sacrifice. J'avais donc réussi à faire souffrir tout le monde jusqu'au bout. J’eus le temps de voir le volcan et il n'y avait plus une trace de lave. Mon corps tomba au sol et je vis dans un dernier effort un paille en queue. Avant de m'éteindre je réussi à murmurer « Je t'aime ». 


 

 

Une fin que j'adore !

 

Félicitations à tous les deux, ils remportent chacun un livre dédicacé Triana de Jérôme Giovannoni et un marque-page dédicacé aussi !

 

Triana, Vacances à l'île de la Réunion, tome 1 : Premier séjour sur l'île de Jérôme Giovannoni