Birth Marked, tome 3 : Captive de Caragh M. O'Brien

Publié le par Péléane Léana

birth-marked--tome-3---captive.jpgGenre : Dystopie

 

Lectorat : Jeunes adultes/adultes

 

Citation :

 

« Ajustant l’angle de son chapeau, elle parcourut du regard l’arrière de la caravane, ou tous ceux qui le pouvaient portaient une lourde charge. Les hommes et les femmes acheminaient des vivres, des vêtements, des poteaux et des toiles roulées, qui formaient parfois d’énormes bosses sur leur dos. Sans route pour avancer, ils ne pouvaient se servir de roues, mais ils avaient attachés des travois aux chevaux pour qu’ils le traînent. Angie portait en équilibre sur son épaule une perche à laquelle étaient accrochées deux cages à poules. Elle la maintenait stable d’une main valide, tout en suivant la civière de Jack. D’autres enfants dirigeaient un petit troupeau de moutons tondus très court et, au bout de la caravane, à la traîne, évoluaient lentement les crimis avec la réserve d’eau supplémentaire. »

 

Résumé de l’éditeur :

 

« Gaia a survécu à la Forêt Morte. À présent, elle doit conduire le peuple de Zyle à l’Enclave, et convaincre la cité de leur accorder le refuge. Mais ses lois sont devenues plus cruelles encore... Pour rétablir la justice, Gaia sera-t-elle prête à mettre en péril la vies de ceux qu’elle aime ? »

 

Ma chronique :

 

Oh quel bonheur que de pouvoir me replonger dans cette série dont le tome deux avait était un vrai coup de cœur ! Merci infiniment aux éditions Fleurus (collection Mango) et à Histoire de Roman pour m’avoir donné la possibilité de lire cette trilogie.

 

Souvenez-vous, j’avais dit que l’écriture était simple, fluide, agréable et travaillée. Et bien c’est toujours le cas. La plume de l’auteur est toujours aussi posée et légère à lire. On retrouve cette narration à la troisième personne qui fait vivre les personnages. Je n’ai pas eu envie que la première personne s’immisce dans le récit vu que la troisième est très bien manipulée. On se sent proche des personnages et des événements tout le long du récit. Par contre, j’ai remarqué une grosse différence avec les tomes précédents : le rythme et la dynamique du premier étaient posés, un peu lents, mais précis. Dans le deuxième, ils étaient un peu plus vifs mais tout aussi précis. Et dans ce troisième ouvrage, ils sont à la fois lent et vif. Pendant la lecture ça donne un effet brouillon. Comme si ça avait était bouclé. C’est à se demander si l’auteur n’avait pas une limite de temps pour le récit. C’est dommage, ça gâche le final. Et ce qui est étrange, c’est que c’est le seul hic de l’écriture car les dialogues sont toujours bien précis, le vocabulaire est toujours bien trouvé et il n’y a toujours pas de répétions. Mais on en déduit vite que ça provient de l’histoire en elle-même.

 

Justement l’intrigue dans les premiers tomes était bien pensée. Tout était réglé à la minute prêt, à la lettre prêt. Ici, on ressent un certain affolement (j’en reviens à la limite de temps). L’intrigue perd un peu de sa réalité : c’est mon concret et ça parait brouillon. On a pas le plaisir de se replonger dans une énigme. Et la fin est bouclée, il manque quelque chose, c’est moins travaillé. Pourtant, le lecteur ne peut toujours pas lâcher le livre, mais c’est dû aux personnages. Surtout à Gaia qui est encore plus intéressante. On sait maintenant beaucoup de choses sur elle, comme si elle était notre sœur, mais ce n’est pas encore assez car le protecteur en sait encore plus. Elle est devenue plus autoritaire même si elle déteste ça. Être matriarche ne l’a pas rendu moins sensible ni moins tendre, au contraire. Léon a beaucoup changé. Il est plus calme, fait plus confiance, et aspire à la confiance. Le protecteur est pire qu’avant, on le déteste de plus en plus, on a envie qu’il meurt... ou pire. Petit plus pour les crimis qu’on ne voit pas souvent mais qui rentrent très vite dans nos cœurs.

Pour l’univers, on retrouve l’Enclave et Wharfton qui sont toujours les mêmes. Cependant beaucoup de choses ont changés au niveau des habitants. Ils se laissent moins faire pendant un moment, puis cèdent sous les menaces du protecteur. Du coup, l’ambiance est plus stressante, trompeuse, tricheuse. On ressent beaucoup de dégoûts, c’est le sentiment le plus prononcé dans ce tome.

Par contre, comme dans le tome 2, je donne un gros bémol au titre du tome, Captive, qui ne correspond pas du tout à l’histoire. Pour le premier tome, j’aurais mis Bannie, pour le deuxième Captive et pour le troisième Rebelle.

 

Au niveau de la trilogie, je vous la conseille. Cette dystopie faite pour les jeunes adultes/adultes est originale, précise, concrète et fait vraiment réfléchir. De plus, les personnages sont attachants et les lieux sont impressionnants. Cette série vous envahira l’esprit comme jamais. Vous y prendrez goût et vous en redemanderez ! Un monde d’amour et de cruauté sans aucune limite.

 

Vous trouverez ICI l’avis de Karine avec qui j’ai lu ce livre en lecture commune.

 

Des qualificatifs ? Rébellion, amour, cruauté

Publié dans Dystopie

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