Rose Morte, tome 1 : La Floraison de Céline Landressie

Publié le par Péléane Léana

Rose Morte, tome 1, Floraison

 

Citations :

 

"Le périple jusqu'à Paris dura cinq jours.

IIs voyagèrent dans le modeste carrosse de Carville, qui, s'il n'était chatoyant avait le mérite d'exister. Tout au long du trajet ils furent encadrés par deux des laquais du baron, lesquels se déplacèrent à cheval et en armes.

Contraintes à la promiscuité avec leurs aînés, Charlotte et Rose ne purent guère converser de leur stratagème, et durent s'accomoder des discussions politiques de leurs pères."

 

"- Monsieur, voilà une chose bien sotte à dire lors de festivités pacifiques, commenta le marquis de Jouars, attristé. Il n'y a pas grand mystère à la colère de monsieur de Fresnes...

- C'est là toute la finesse des huguenots ! vitupéra Fresnes, les traits déformés par la rage.

- Mais cela ne vous autorise pas à tirer votre arme au clair au milieu de mon bal, objecta le marquis. Quelle que soit votre indignation, il y a d'autres manières de le manifester."

 

Résumé de l'éditeur :

 

"France, fin du xvie siècle. C’est dans ce pays en proie à de terribles dissensions religieuses que se réfugient les Greer, fuyant l’Angleterre élisabéthaine.
Eileen, seule enfant du comte, est une jeune femme vive et de caractère. Mais son âge avance, et son père la met au pied du mur : elle doit se marier.
Et c’est en faisant tout pour éviter cette terrible obligation à l’aide de sa fidèle amie Charlotte que Rose fera connaissance d'Artus de Janlys.
Le séduisant et mystérieux comte l’entraînera dans un univers dont elle ne soupçonnait pas l’existence, où les crimes terribles qui secouent Paris trouveront une explication apparemment inconcevable, mais bel et bien réelle..."

 

Ma chronique :

 

Les éditions de L'Homme sans Nom est une merveilleuse découverte pour moi. Depuis le temps que je voulais lire leurs romans, je suis maintenant enchanté. D'autant plus qu'un partenariat c'est formé entre cette maison d'édition et mon blog. Au départ, le livre qui m'attirait le plus chez eux était Le Songe d'Adam de Sébastien Péguin, puis j'ai fait la rencontre de Céline Landressie, auteur de Rose Morte et du coup, j'ai voulu découvrir le plus vite possible son roman. Mais La Poste ayant fait des manières, je n'ai reçu le livre qu'un mois après le départ du colis. Au moins, ça a permis à mes trinomettes, Lydie et Cali de le recevoir - elle aussi en partenariat. Donc une fois que j'ai reçu ce livre, on a commencé notre lecture commune et on a été rejointe par Mélusine et Ambre en cours. Durant tout ce temps d'attente de réception du livre, j'ai appris à connaître Céline qui est vraiment très sympathique. Donc mille fois merci à toi Céline d'être là et de nous avoir fait partager cette merveilleuse lecture et merci aux éditions de L'Homme Sans Nom pour ce magnifique partenariat.

 

Je vais commencer par un point très important de ce livre : le style de l'auteur. La plume de Céline Landressie est très raffinée et de très grande qualité. Au tout début, le lecteur peut mettre plusieurs minutes pour s'habituer à cette langue française d'ancien temps. En effet, l'histoire se déroulant en 1598, la plume de l'auteur est parfaitement logique et adapté à l'époque. D'autant plus que la qualité et la richesse du vocabulaire si trouve aussi. Certes, cela pourra en rebuter quelques uns, mais il faut persévérer car au bout de 5 ou 10 pages, la lecture devient fluide et elle paraîtra tout à fait naturel.

Pas mal de descriptions font parties du style de l'auteur, mais encore une fois, il ne faut pas s'y attarder car la lecture en est tout aussi limpide. Cependant, on a pas le temps de s'ennuyer car il se passe toujours quelque chose, pas forcément de l'action, mais des révélations ou des discussions plus que intéressantes. Donc le rythme et la dynamique de ce roman correspondent parfaitement à l'époque de l'histoire et sont donc tournés de façon à ce que le texte paraisse angoissant et vif, pour que les scènes qui peuvent être perçu comme longues ne le soient pas.

Encore un point de l'écriture qui entre en jeu : les dialogues. Les dialogues ne sont pas si fréquents mais ils sont tous réfléchis et efficaces au seins du récit. Chaque mot utilisé par les personnages est en parfaite harmonie avec l'époque. Encore une fois, le vocabulaire et les dialectes ont été travaillés d'une main de maître.

Durant tout le livre, on ne suit que le personnage principal de l'histoire. Mais contre toute attente, le récit est écrit à la troisième personne. Cependant, ce point de vue narratif est tellement bien écrit que le choix s'en trouve très pertinent, d'autant plus que tous les sentiments que ressent le personnage principal sont perçu par le lecteur. Encore une tournure vraiment réussi.

Par contre, la longueur des chapitres - certains pouvant atteindre plus de 50 pages - est parfois irritante, surtout quand le lecteur doit quitter sa lecture et qu'il voit qu'il lui reste encore 20 pages pour finir son chapitre alors qu'il en a déjà lu 30. Mais tellement de choses se passent dans chaque chapitre qu'il serait difficile de les diviser encore plus. La logique ne serait plus du tout la même et l'histoire plus aussi bien perçu. Alors l'auteur, encore une fois, réussi à faire d'une chose choquante un chose qui étonnera paisiblement le lecteur. Et ce dernier ne lui en voudra pas.

 

Trêve de bavardage, passons maintenant à l'histoire - sans bavardage ? Impossible.

L'intrigue est très surprenante car elle n'est pas prévisible. L'auteur, dans sa façon d'écrire, donne au lecteur des indices de ce qui pourrait se passer lors de tel ou tel évènement. Bien sûr, certaines choses sont faciles à découvrir, mais pour la pluparts, le lecteur reste bouche-bée devant les révélations qui arrivent. Du coup, l'intrigue est de plus en plus importante et il est ensuite impossible de poser le livre plus de quelques secondes. L'adictivité prend le dessus de plus belle dès qu'un chapitre de plus est lu.

Ce qui est original dans cette histoire n'est pas tant le fait que ces créatures existent, mais c'est plutôt d'avoir écrit un livre de genre fantastique dans une époque si lointaine et complexe. Un autre aspect original est de mise quand la lecture de plusieurs actions différentes se fait. En effet, lire une histoire avec plusieurs évènements différents est souvent mal tournée, mais ici, l'auteur réussit sans aucun mal à décrire quatre histoires et à les accorder sans aucune difficulté. Du coup, c'est très attirant.

Tant que l'attirance est de mise, les personnages sont à l'affût.

Rose, ou Eileen, est le personnage principal. Étant d'une sincérité déconcertante, elle fait tout pour avoir la vie qu'elle souhaite. Avec ses manières raffinées, ses paroles délicates, tout cela en public, elle est révolté et dynamique en privée. Mais son plus grand défaut est d'être trop curieuse. Et parfois, sont courage peut lui jouer des mauvais tours, malgré toute la volonté qu'elle y met.

Arthus de Janlys, héros secondaire, est lui très secret, même trop car le lecteur aimerais en savoir plus sur lui. Homme d'une immense beauté, manières plus que correctes, il sait ce qui est bon ou ne l'est pas - du mois, le croit-il. Mais pour cela, Adelphe viendra toujours à sa rescousse. En effet, dès qu'Arthus à besoin de quelque chose, Adelphe est là mais un jour, il ne s'y laissera plus prendre, car l'honnêteté est son plus grand penchant, ce qui fait de lui l'opposé d'Arthus.

Le personnage secondaire qu'est Charlotte est tout de même important car c'est elle qui aide Rose à se déjouer de ses obligations. Le lecteur pourra par moment la préférer à son amie.

Tout ce petit monde déambule à une époque où rien n'est facile, où une seule croyance est importante et où chaque mot sorti d'une bouche est retenu. Du coup, l'ambiance des années 1597 et 1598 est très tendue. Ce qui est en parfaite harmonie avec l'histoire. De plus, les décors des magnifiques maisons, châteaux, mais aussi des villes correspondent aussi à cette vie de bonheur pour certains, et de misères pour d'autre. Les références religieuses, si réaliste soient-elles, sont souvent difficiles à accepter, ce qui ajoute un aspect d'angoisse bien trouvé au roman.

Par contre, tout ce réalisme est une chose très importante, mais il en est une autre tout autant : la réalité de la légende vampirique ! Oui, ce livre, Rose Morte, relève de la véritable littérature vampirique. Et du coup, la lecture s'en fait avec encore plus de plaisir.

Vous l'aurez donc compris, l'ambiance du livre est angoissante et pleine d'amour.

 

En conclusion, je dois préciser que toutes les personnes qui aiment les vampires qui brillent au soleil peuvent passer leur chemin parce que non, un vampire qui peut aller au soleil, ce n'est pas possible !  Alors pour ceux qui veulent savoir ce qu'est un vrai vampire, lancez-vous, ce livre est pour vous !

Pour ceux qui connaissent le véritable monde des vampires, vous devez sûrement connaître Anne Rice, auteur entre autre de Lestat le vampire, et plein d'autre. Et bien je peux vous certifier que cette cher Anne Rice n'arrive pas à la cheville de Céline Landressie !

Pour ma part, ce tome a été une merveilleuse découverte, jamais je n'oublierais cette lecture et j'attends avec grande impatience le second tome qui devrait sortir en Mai 2013.

 

Note : 19.5/20

 

Des qualificatifs ? Qualité !

 

Les avis de mes trinomettes :

- Le Calidoscope

- Les éphémères gourmandises de Lilou

Et l'avis de Mésuline ici.

Publié dans Fantasy - Fantastique

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Harmonie (Une critique aiguisée mais avisée) 21/02/2013 16:35

Je ne connais pas ce livre mais il a l'air très intéressant :D

Péléane Léana 21/02/2013 19:03



Franchement, un excellent livre ! Que du bonheur ^^



Wilhelmina 10/02/2013 19:30

Une lecture délicieuse, je suis tout à fait d'accord avec toi (^-^) Vivement la suite !

Péléane Léana 10/02/2013 19:45



Oui, ce mot est parfait pour dire ce qu'on ressent quand on lit ce livre Délicieux !


Merci d'être passé Mina ^^



viou03 10/02/2013 17:11

oh , tu me donnes envie. Merci de cette chronique

Péléane Léana 10/02/2013 17:13



Franchement,il ne faut pas hésiter ! Ce livre est une pure merveile !