Katana, tome 1 : Vent rouge de Jean-Luc Bizien

Publié le par Péléane Léana

katana-tome-1---vent-rouge.jpgCitation :

 

« - Tu dois cependant savoir une chose, prévint Hatanaka. Ton seigneur est mon ennemi. Un jour, nous nous affronterons, lui et moi.

Onô blemit. Il chercha ses mots, puis déclara :

- Je suis votre disciple. Je ne veux qu’apprendre à vos côtés. Je ne m’attaquerai pas au daimyo, car je l’ai servi pendant de longues années. Mais je ne me dresserai pas devant vous le jour où vous déciderez de l’affronter.

Il attendit en vain une réaction du yamabushi.

-Pardonnez-moi, ajouta-t-il en désespoir de cause. Ce n’est pas de la lâcheté, mais...

-J’ai parfaitement compris ! le coupa sèchement Hatanaka. Tout attitude est la bonne. Si tu avais choisi de t’attaquer à ton seigneur, je t’aurais chassé sur-le-champ. Tu as décidé une autre voie, à l’avenir. Fais en sorte de ne plus t’éloigner de ce chemin, même si les pierres sont nombreuses à rouler sous tes pas. Tu dois atteindre ton but quoi qu’il advienne. As-tu compris ?

Onô salua. »

 

Résumé de l’éditeur :

 

« Le roi-dragon exerce sa tyrannie sur le Japon.  Un jour, Ichirô, apprend que le souverain a tué ses parents. Assoiffé de vengeance, le jeune samouraï errant va alors vouloir réaliser l'impossible, défier le shogun sorcier. Hatanaka, son père adoptif et samouraï d'élite va tenter de l'en dissuader. Mais devant sa détermination, il va le préparer à l'impossible.  Ichirô part pour une longue quête, au cours de laquelle il retrouvera ses quatre frères et sœurs. Il devra les accepter dans leurs différences, réunir leurs forces et leurs caractères... et se découvrir à son tour. »

 

Ma chronique :

 

Oh j’ai reçu mon colis des éditions Le pré aux clercs. Alors, il y a Le secret de l’Immortelle de Alma Katsu et Katana, tome 1 : Vent rouge de de Jean-Luc Bizien. Hum, je connais pas du tout ce dernier livre, la couverture est vraiment très belle. Aie c’est sur le Japon et ses légendes, c’est pas du tout mon style ! J’espère que je vais aimer, mince, mince, mince... Je l’aurais jamais acheter...

3 semaines plus tard : Bon allez, commençons le on sait jamais... Prologue : mouais... hum... ok... purée c’est horrible ! Chapitres1, 2, 3 : han je veux la suite ! Chapitres 4, 5, 6, … : Ah mais vas-y ! Han mais non, tu vas te faire tuer ! Non, pas toi ! Ne meurt pas ! Pas maintenant ! Chapitres suivants : Allez courage ! Un dernier effort. Attention, Derrière vous !! Chapitre 37, dernière ligne : NNNNNOOONNNNNN !!!!!!! Je veux la suite !!!!!!!!!!!!!

heu, deux jours seulement pour lire ce fabuleux merveilleux premier tome... Voilà, je crois que j’ai bien résumé mon ressenti, non ? Alors quoi dire de plus que merci à la maison d’édition de m’avoir envoyé ce merveilleux livre ? Rien, merci mille fois !

Allez, faisons une vraiment chronique, je vais essayer d’être objective mais c’est pas gagné vu que j’ai adoré ce roman !

 

Que dire de la plume de Jean-Luc Bizien ? Agréable, douce, dur, franche, fatale, travaillée, ordonnée, composée, fluide, parfaite. Quand vous lisez ce livre, ce sont des paysages merveilleux, des personnages remplis de profondeur, des actions authentiques qui se dessinent devant vous. Le texte est très fluide, les mots s’écoulent tout seuls, les phrases sont simples et le tout est travaillé. Le lecteur ressent que l’auteur a fait des recherche, que l’auteur s’y connaît. Les mots de vocabulaire japonnais sont là pour vous le rappeler, pour vous faire vivre le récit. Si vous n’en comprenez pas un, pas d’inquiétudes à avoir, c’est expliqué soit en bas de page, soit juste après dans la phrase. Et pourtant, ces explications ne sont pas lourdes, au contraire, elles vous font vivre au Japon. Le rythme et la dynamique sont parfaitement accordés. Il se passe plein de choses, et vous n’aurez ni le temps de vous ennuyer, ni le temps de voir trop de choses d’un coup. C’est comme si tout était calculé à la seconde prêt ! On suit surtout le personnage principal, mais on fait parfois un petit détours chez le Daimyo, son armé, une auberge ou dans une magnifique maison. Le texte est écrit à la troisième personne.Ce point de vue narratif est très bien choisi, il permet de suivre plusieurs personnages et de les connaître vraiment tous. Aucun élément passe au travers de nos yeux de lecteurs. Les dialogues ne sont pas redondants, ils offrent un caractère spécial au récit. Et surtout, il n’y a aucune répétition, le texte est vraiment très fluide. Le tout modelé dans une mise en page simple avec un choix de taille d’écriture parfait : ni trop gros, ni trop petit, un régal pour les yeux. Et puis, dois-je vraiment parler de la couverture pour le régal des yeux ? Non, je crois qu’on est tous d’accord.

 

Et là arrive l’intrigue... Non, vous ne saurez rien ! Juste que c’est une histoire de vengeance pure et dure (mais ça on l’apprend dans le résumé =D ). L’intrigue est très bien préparé. Ce tome sert surtout à poser les personnages et les lieux, l’intrigue passant ici en secondaire. Mais par contre, c’est rempli d’actions, de sentiments, de vie ! C’est surprenant, à la fois beau et tortueux, on suit avec plaisir les personnages qui ont tous un caractère très différent et pourtant si ressemblant ! Il y a Ichirô, le personnage principal. Il est doux, combatif, intelligent, utilise toujours son instinct qui le trompe jamais et un peu têtu. Mais aussi Ôno qui est vif, un grand combattant, part au quart de tour et surtout très têtu. Mais encore Buta, un colosse simplet, amusant, travailleur, stupide, peureux et un peu têtu. Ou Jotarô, vicieux, vif, amical et très têtu. Et Aiko qui est agile, vive, silencieuse, futé et têtu (quoi, encore?). Et enfin, il y a le maître, le sage, l’intelligent Hatanaka. J’oublie pas le Diamyo, mais bon lui est tout ce que doit être un parfait méchant : ignoble, sans cœur, et ainsi de suite ; ah, et il est super effrayant, surtout quand il … (non, vous saurez pas !). Tous ces personnages progressent dans le Japon, avec leur Katana et autres armes de points. Je peux vous dire que les paysages sont magnifiques ! Toutes ces montagnes, c’est très impressionnant. L’ambiance qui en ressort est si perceptible ! Entre la peur, le doute (surtout le doute), l’amour, la colère, et j’en passe ! On frisonne, on pleur, on sourit, on vie ! Ah, j’allais oublier de vous parler d’une des choses les plus importantes dans l’histoire : les combats. Oui, un roman sur le Japon sans ses samouraï, ses ninja et ses combats ne serait pas le Japon. Les combats sont juste épiques (dans tous les sens du terme), décrit de façon à ce que le lecteur voit tout dans sa tête. Les amateurs de combats japonnais vont plus qu’apprécier ces scènes si présentes.

Un dernier point : mais c’est horrible de laisser le lecteur sur une fin comme celle-là ! Dans le dernier chapitre, la dernière phrase, le dernier dialogue, on a une révélation ! Et je vous raconte pas quoi, mais je veux absolument la suite et très très vite !!!!

 

Vous n’en saurez pas plus, je m’arrête là. En conclusion, j’ai ADORÉ ! Lisez-le, c’est le seul conseille que je peux vous donner, surtout si comme moi vous ne l’aurez jamais acheté ! Ne vous laissez pas avoir ^^.

 

Des qualificatifs ? Beauté, combats, amitié

Publié dans Japon

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