Citation (qui a mon avis vous intriguera énormément ) :
"Rappelle-toi, ce ne sont pas tes ennemis. Tu n'as rien à craindre d'eux. Ils ne demandent qu'à t'aimer. Parle avec clarté, sincérité, et quoi qu'il arrive garde
tes doutes pour toi. C'est le seul moyen de gagner leur attachement. Ils vont être effrayés et désarçonnés quand ils apprendront le sort de Nasuada. Rassure-les, et ils te suivront jusqu'au
portes d'Urû'bean".
Résumé de l'éditeur :
Il y a peu encore, Eragon n'était qu'un simple garçon de ferme, et Saphira, son dragon, une étrange pierre bleue ramassée dans la forêt... Depuis, le sort de
plusieurs peuples repose sur leurs épaules. De long mois d'entraînement et de combats, s'ils ont permis des victoires et ranimé l'espoir, ont aussi provoqué des pertes cruelles. Or, l'ultime
bataille contre Galbatorix reste à mener. Certes, Eragon et Saphira ne sont pas seuls, ils ont des alliés : les Vardens conduits par Nasuada, Arya et les elfes, le roi Orik et ses nains, Garzhvog
et ses redoutables Urgals. Le peuple des chats-garous s'est même joint à eux avec son roi, Grimrr Demi-Patte. Pourtant, si le jeune Dragonnier est sa puissante compagne aux écailles bleues ne
trouvent pas en eux-même la force d'abattre le tyran, personne n'y réussira. Ils n'auront pas de seconde chance.
Tel est leur destin. Il leur faut renverser le roi maléfique, restaurer la paix et la justice en Alagaësia.
Quel que soit le pris à payer.
Ma chronique :
Tout comme beaucoup de monde, j'attendais avec une très grande impatience la sortie du dernier volet de l'aventure d'Eragon. Et après plus de trois ans d'attente,
il est enfin arrivé ! Ce tome qui nous dit qui est vainqueur : Galbatorix ou Eragon ?
Oui, j'ai mis du temps à le lire, presque un mois ! Mais je n'avais aucune envie que l'histoire se finisse, je n'avais aucune envie de quitter tous ces personnages,
ce pays. Alors, j'ai pris mon temps.
Le style d'écriture de ce tome est resté le même que pour les précédents. Cependant, il existe une grosse différence au niveau du rythme. Ce livre est plus lent,
beaucoup moins basé sur les détails ; c'est moins fluide, plus brouillon. Ça rappelle énormément le premier tome qui était du même genre. Dans ces deux
livres, on ressent l'hésitation d'Eragon, les indécisions, les prises de tête des personnages, la peur. Du coup, l'écriture est en parfait accord avec le rythme. L'auteur nous fait bien ressentir
les dilemmes et tout le reste, au point de nous mettre mal à l'aise. Même la dynamique nous plonge dans les têtes des personnages : si un est énervé, il va bafouiller, même dans sa tête les
enchainements des idées ne se feront pas dans l'ordre, au contraire ; si l'un est détendu (comme le sont les elfes), les phrases seront pensées, longues et parfois douces. On est amené à
penser comme eux, quelles que soient leurs actions.
Il y a plus de pensées que de dialogues dans ce tome, les décisions prises lors d'une réunion seront décrites et non pas dialoguée, les secrets seront gardés le
plus longtemps possible (certains ne seront jamais promulgués).
Il existe toujours les répertoires des différentes langues à la fin du volume, mais les phrases prononcées dans l'ancien langage, la langue des Nains et la langue
des Urgals seront souvent répétés dans la langue commune par le même homme. Il y a donc des répétitions en transparence.
Un seul retour en arrière est conté, et il est bref ; les visions ne sont plus à l'honneur, seul reste les questionnement comme aide.
La fin de l'intrigue se déroule 130 pages avant la fin, mais l'auteur nous réserve tout de même des surprises. L'intrigue au singulier car dans ce tome, on trouve
des batailles et l'avancée des Vardens vers une autre bataille, bien qu'il y ai deux ou trois histoires qui se passent en parrallèle.
Encore une fois, ce tome fait beaucoup penser au tout premier, car Eragon perd en assurance, il a peur d'échouer, et pourtant, ces forces ne cessent de croître.
Mais sera-t-il à la hauteur pour affronter Murtagh et Torn, sans parler de Shuirkan et de Galbatorix ! Déjà qu'il n'ai pas forcément plus fort que son demi-frère...
Saphira, elle est plutôt à l'écart, on la suit moins que dans les tomes précédents. Elle a gagné en sagesse, ce qui la rend plus sûre d'elle. Elle ne parle que
quand elle est sûr d'elle, quand on lui adresse la parole. On ressent moins ses sentiments, sauf vers la fin, ou là, je vous raconte même pas le flot d'émotions qui la traverse.
Vers le milieu du tome, on rencontre Galbatorix et qui est en fait charmeur et plein de charisme, comme on s'en doutait, mais encore plus que ce qu'on peut
imaginer. Si une personne fait l'erreur de tendre l'oreille et d'écouter ses paroles, il les boira immédiatement.
Murtagh ne prend pas plus d'importance qu'il n'en avait avant, sauf que cette fois, on a accès à ses sentiments.
Nasuada gagne en autorité tous les jours, elle a le don de nous attirer... Et je ne parle pas de Elva qui commence à vraiment vivre, et ni d'Angela, qui reste un
mystère.
Et enfin, Ayra, elle, prend de plus en plus de risques, et cela, seulement quand Eragon en prend aussi.
L'Alagaësia reste encore une fois floue pour le lecteur, on ne découvre pas plus de villes, hormis celles qui sont assiégés par les Vardens et où Eragon n'était pas
déjà allé pour sauver quelqu'un. Le seul lieu qui est très décrit, celui dont on sera ravi de faire la découverte sera Vroengard, l'île des défunts dragonniers.
Vous l'aurez compris, durant tout le récit, on est angoissé, on a peur pour nos amis, on les soutiens moralement. On vit avec eux.
Pour finir, lisez ce livre. Même si on s'attend à la fin, l'auteur nous laisse un peu dans le brouillard. Jamais je n'aurais imaginé cela ! Ça oui, mais ça non. Et
ça non plus, quoique... Je pense que vous comprenez ce que je veux dire.

J'ai eu du mal à fermer le livre quand je l'ai eu fini, j'aimais beaucoup l'univers et les personnages. On n'abandonne
tout de même pas ce monde, dans ses remerciement, l'auteur précise qu'il écrira un roman où l'Alagaësia sera encore de fête, et du coup, plus détaillé. Il aime trop ce monde pour l'abandonner, il
y a trop travaillé dessus pour le laisser tomber.
Pour moi, ce tome vaut un bon 15/20. Il est plein d'angoisse et je ne vous l'ai pas dit, mais aussi d'amour !
Merci beaucoup aux éditions Bayard Jeunesse de m'avoir envoyé ce livre.
